Plastique à usage unique : des alternatives proposées localement

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Le 27 mars dernier, le Parlement européen a entériné à une large majorité, la fin dans l’Union européenne à partir de 2021, des produits en plastique à usage unique qui polluent les océans. Cette interdiction n’est pas encore entrée en vigueur que déjà fleurissent à Saint-Martin des initiatives individuelles pour limiter leur consommation. 

Plusieurs restaurateurs des deux côtés de l’île se fournissent en vaisselle jetable biodégradable en commandant directement aux Etats-Unis ou en Europe, ou en s’approvisionnant localement auprès de commerçants spécialisés dans la vente de fournitures pour l’hôtellerie et la restauration comme ERPEG ou PDG qui ont commencé à étoffer leur offre en la matière. Certains, comme le traiteur Pocket Chef (Cripple Gate) vont même plus loin en proposant une réduction d’un euro par plat à ceux qui apportent leur propre contenant. La Boîte à Thé propose depuis quelques mois une alternative avec des pailles en bambou bio non traitées et fabriquées à Bali, estampillées du nom de l’établissement qui les commande. Il existe aussi désormais une entreprise spécialisée dans la commercialisation de produits biodégradables destinés aux professionnels de la restauration et de l’hôtellerie. Après avoir travaillé plusieurs années sur l’île dans la restauration et constaté le volume de plastique jeté à la poubelle, Sunita Mittal, 31 ans, a décidé de monter MyStraw Company. Elle propose une alternative concrète sur place à ces objets du quotidien que sont les gobelets, les pailles, et les boîtes à emporter et dont la fondatrice n’imagine pas encore la population prête à se passer. Pour l’heure, elle vend pailles, couverts et assiettes fabriquées à partir de fibres végétales (canne à sucre, banane) ou de PLA (acide polylactique), polymère biosourcé, obtenu à partir de pomme de terre. Bientôt, elle recevra des boîtes à emporter, des boîtes à pique nique pour vingt-cinq personnes, des sacs poubelles compostables et des gobelets.

« Ces produits sont compostables et biodégradables mais ce n’est bien sûr pas une raison pour les jeter par terre » précise-t-elle. Ils sont fabriqués en Inde, son pays d’origine, mais à terme Sunita aimerait pouvoir les produire localement « à partir des matières premières des Antilles ». 

(Plus de détails sur www.soualigapost.com)

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