Clap de fin pour Lights on: Freedom Fighters

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Le week-end passé se tenait le dernier volet de la série « Lights on : Freedom Fighters » avec la vie racontée de l’esclave, Quashiba. Le spectacle fut magnifique.

Malgré l’annulation de la représentation de samedi soir pour des raisons météorologiques, la dernière édition du concept artistique, culturel et pédagogique racontant l’histoire de personnages emblématiques locaux, acteurs de la résistance au temps de l’esclavage, et organisé par l’Office du Tourisme et Stéphie Gumbs, a attiré une foule d’adultes et d’enfants. Après l’histoire contée de One Tété Lohkay, George Daniel et François-Auguste Perrinon, c’était au tour de l’esclave Quashiba d’être mise à l’honneur. Audrey Claxton interprétait la femme forte qui s’est échappée de Saint-Martin en bateau vers Anguilla en 1835 avec cinq autres esclaves, dont ses deux enfants, Sammy et Jane. Accompagnée de deux jeunes comédiens en herbe qui incarnaient Sammy et Jane, Audrey Claxton a délivré une prestation émouvante et poignante, transmettant toute la hargne qu’a dû ressentir Quashiba en préparant leur évasion. Ensuite, l’intervention en anglais de Rhoda Arrindell a permis au public d’en apprendre davantage sur les méthodes employées par les propriétaires d’esclaves, sur la révolution lancée par ces derniers et surtout sur les archives de l’époque. 

Le travail de recherche fut minutieux vu le manque d’informations détaillées de la vie de Quashiba qui tient son nom du jour de sa naissance, un dimanche. Appelée par la suite Sheba, car seuls les noms issus de la Bible étaient tolérés dans les plantations, elle fut chargée dans un premier temps de couper les herbes dans les champs de canne à sucre. Quashiba, à travers la voix d’Audrey Claxton, explique le danger que représentait un tel environnement. Elle rencontre peu après Matthew Stancliff qui lui apprendra ce qu’est d’être aimée, c’est un véritable coup de foudre entre eux. Parce que Quashiba voulait offrir un avenir meilleur à ses enfants, elle mit en place un plan d’évasion avec Matthew qui possédait un bateau. La comédienne nous emmène dans ce périple fou qui les mènera tous à la liberté. Arrivés sur les côtés d’Anguilla dans la nuit, Quashiba, ses enfants et Matthew s’adaptent vite à leur nouvelle vie, libres. Les informations sur la fuite de Quashiba mettent en lumière les difficultés rencontrées par des autorités locales de plusieurs îles du fait que les puissances européennes n’aient pas mis fin aux horreurs de l’esclavage en même temps. Le gouvernement britannique a aboli l’esclavage en 1834, les Français en 1848 et les Hollandais en 1863. Bien que les « marrons », ces africains esclavisés qui ont conquis leur liberté en fuyant, existent depuis le début de l’esclavage dans la Caraïbe, les abolitions présentaient un nouveau challenge pour les puissances colonisatrices. La vie de Quashiba en est une parmi tant d’autres, la quintessence de son histoire réside dans le pouvoir de l’amour. À la fin du spectacle, les autres comédiens ayant interprété les personnages des éditions précédentes se sont joints à Audrey Claxton pour poser avec les membres du public, conquis par cette dernière édition du Lights on : Freedom Fighters. _Vx

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