Groupe France-Antilles : L’avenir des journaux du Groupe fortement compromis

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blankPlacé en redressement judiciaire, le 25 juin dernier, pour cessation de paiement en date du 31 mai 2019, le Groupe France-Antilles qui édite les quotidiens de la Guadeloupe, de Martinique et de Guyane, ainsi qu’une vingtaine de suppléments, risque de mettre la clé sous la porte. Dans un long communiqué, Frédéric Verbrugghe, directeur général de France-Antilles, a expliqué les raisons de ces difficultés et les éventuelles solutions.

Pour Frédéric Verbrugghe, l’entreprise, son organisation et ses priorités n’ont pas évolué suffisamment rapidement dans ce secteur qu’est la presse quotidienne régionale (PQR). Un secteur qui a été très fortement impactée ces dernières années par les transformations technologiques et sociétales. Malgré les efforts financiers considérables consentis par l’actionnaire depuis deux ans, afin de relancer les ventes et surmonter cette situation, cela n’a pas suffi.

Le Groupe France-Antilles doit également faire face à une réalité de marché spécifique aux Antilles-Guyane, un handicap particulier qui se cristallise entre un lectorat potentiel, limité par son territoire et sa courbe démographique, mais aussi un marché publicitaire contraint, « qui rend l’équation économique impossible au regard des moyens techniques et humains nécessaires pour fabriquer, imprimer, diffuser et commercialiser un quotidien ».

Une audience doit se tenir à la fin du mois d’octobre au Tribunal de Commerce de Fort-de-France et Frédéric Verbrugghe considère que le « quotidien peut mourir (…) Si nous ne trouvons pas rapidement de remède efficace à ces problèmes ». Une réorganisation profonde sera nécessaire, mais douloureuse et difficile socialement, assure le directeur général de France-Antilles, car il faudra réduire les effectifs. Tout en précisant que l’édition d’un quotidien dans chacun des trois départements « est, et demeurera, structurellement déficitaire ».

Des solutions existent, assure Frédéric Verbrugghe, et « dans tous les cas de figure, nous devons mobiliser des financements publics, Collectivités territoriales, Etat, et privés, pour rendre possible la réorganisation et le redémarrage de l’entreprise (…) Sans nouveaux financements, c’est la disparition de France-Antilles et de France-Guyane à très brève échéance ». Et de conclure que le compte à rebours a commencé et que la disparition éventuelle des trois quotidiens « laissera un vide durable dans trois départements français ».

Trois offres de reprise ont été faites, pour l’instant, mais la meilleure proposition ne sauverait que 10 % des salariés de France-Antilles qui emploie un total de 282 personnes._RM

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