Conflit / Auberge de Mer : le chantier de démolition bloqué hier matin !

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Une cinquantaine de personnes était présente hier matin, dès 8 heures pour soutenir les commerçants de l’Auberge de Mer. La mobilisation a consisté à bloquer le chantier de démolition dans le calme.

Les ouvriers ont quitté les lieux dès le début de la manifestation, sans aucun heurt. La circulation a elle aussi été entravée, d’abord par un véhicule garé en travers de la route par les manifestants, puis pour des mesures de sécurité par la police territoriale et la gendarmerie, qui ont rouvert la voie à 8h30.

« Je suis là en solidarité aux commerçants. Alors que l’île devrait se reconstruire on est en train de casser l’outil de travail de gens qui bossent et ont rouvert après Irma pour donner de la vie à l’économie » commente Thierry. Cet habitué des restaurants de l’auberge de mer déplore « le manque de transparence des élus » quant au projet de réhabilitation de la Marina Royale. « Qu’ils répondent aux questions que tout le monde se pose » réclame-t-il.

« Nous pensons qu’il y a d’autres priorités. On peut rénover sans mettre tout parterre. Sans les commerçants il n’y a pas de taxe et donc pas d’argent pour la collectivité. Chez nous ça ne se passerait pas comme ça. En plus on leur parle d’attendre trois ans avant de pouvoir réintégrer les lieux » renchérit un couple de québécois, client régulier des restaurants de l’auberge à chacun de ses séjours sur l’île.

Pour beaucoup, il y avait d’autres priorités. « Avant de casser ça qu’ils remettent l’éclairage public ou réparent les logements sociaux et les établissements scolaires » lance un commerçant dans son discours de remerciement aux personnes venues soutenir le mouvement. « La priorité n’est pas de reconstruire. La Semsamar détruit pour vous ».

Mais surtout, la contre-expertise mise en avant par les commerçants semble plus convaincre que la première qui justifiait l’arrêté de mise en péril. Pour eux, la structure du bâtiment est en bon état. Ils comparent l’aspect de l’auberge de mer dont on voit désormais le squelette métallique, aux immeubles voisins à l’apparence beaucoup plus endommagée et qui continuent pourtant d’être habités.

Les commerçants ont regretté que les élus de la COM ne viennent pas à leur rencontre pendant la mobilisation. Seul Yannick Beaud, chargé des opérations à la Semsamar, était présent. Il explique faire son travail, et appliquer l’ordre de démolition de l’arrêté de mise en péril. La préfète a quant à elle reçu une délégation hier dans la matinée.

Parmi les manifestants certains s’interrogent : « n’est-il pas dangereux de démolir une partie alors que l’autre est encore occupée ? ».

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