Outre-mer: il faudra une décennie pour absorber les effets de la crise

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Dans une étude publiée ce lundi, l’Association des CCI d’outre-mer (ACCIOM) met en garde sur le fait que « les entreprises ultramarines devraient être plus affectées par la crise que leurs homologues métropolitaines ». Et si ces dernières ne retrouvaient « une activité normale qu’au 1er septembre », l’impact économique, déjà très lourd, « doublera », prévient l’association.

Les conséquences économiques du confinement en outre-mer « se feront probablement sentir pendant les dix prochaines années », alerte ce lundi l’Association des CCI d’outre-mer, qui évalue à « 60.000 » le nombre d’emplois menacés dans ces territoires.

Selon cette étude, les outre-mer ont connu en moyenne « une perte de chiffre d’affaires de l’ordre de 12 millions d’euros par jour de confinement ». Selon les géographies, ces pertes vont de 5 millions d’euros (Guyane) à 24 millions d’euros (La Réunion.

Des entreprises plus affectées qu’en métropole

« Les entreprises ultramarines devraient être plus affectées par la crise que leurs homologues métropolitaines », analyse l’ACCIOM, en raison de « la contribution relativement plus importante des services de proximité (commerce, services aux entreprises et aux ménages) au PIB marchand ».

« Une reprise rapide d’ici à 2023 et soutenue jusqu’en 2025 (afin d’éponger les pertes) suppose une croissance extrêmement vigoureuse mais qui apparaît hors de portée de la plupart » des territoires, poursuit l’étude.

Selon l’ACCIOM, « l’ampleur de la crise pourrait être beaucoup plus importante si le redémarrage complet des activités ne s’effectuait qu’en septembre ». Cela se traduirait « par un doublement des pertes enregistrées » pendant le confinement, et un recul du PIB autour de « 10% sur l’année ».

Des entreprises plus affectées qu’en métropole

« Il faut tout faire pour accélérer la reprise », juge l’association, qui considère comme « un véritable coup dur », notamment pour le secteur touristique, les restrictions à la circulation maintenues pour l’instant en outre-mer, et appelle à « des actions volontaristes et d’ampleur en faveur de la consommation des ménages ».

Elle suggère par exemple une « baisse ciblée de l’impôt sur le revenu et/ou des cotisations sociales à la charge des salariés », « l’augmentation des transferts publics bénéficiant à certains ménages », mais aussi « l’instauration d’un taux d’intérêt négatif sur les dépôts à vue au-delà d’un certain plafond » pour inciter les ménages à consommer rapidement l’épargne accumulée, ou encore une « baisse des prix ».

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