Steven Patrick bloque l’entrée de l’ancien Riu pour des soupçons de travail illégal

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Alerté par un citoyen lundi dernier qui soupçonnait la présence de travailleurs illégaux sur le chantier de reconstruction de l’hôtel Riu, racheté par Sole Resorts, Steven Patrick, 4ème vice-président de la COM s’est rendu sur place à Anse Marcel mercredi 24 avril. 

« J’habite à Quartier d’Orléans. J’ai vu passer deux bus de la partie hollandaise contenant en tout une soixantaine de personnes et j’ai décidé de les suivre parce que je soupçonnais qu’ils aillent au Riu. C’était bien le cas et sur place il y avait déjà trois bus puis d’autres bus sont arrivés encore après. En tout j’estime avoir vu arriver entre 120 et 150 personnes qui parlaient espagnol » explique l’élu.

Il ajoute avoir essayé en vain de rencontrer un responsable et avoir ensuite demandé à la préfecture de venir contrôler le chantier. « Personne n’a réagi alors comme je l’avais dit, je suis venu ce matin (jeudi 25 avril) à 6 heures et j’ai bloqué l’entrée avec mon véhicule. » poursuit Steven Patrick qui avait prévu de ne pas bouger tant qu’il n’obtiendrait pas de réponse. L’ont rejoint sur place Daniel Gibbs et Valérie Damaseau, Cédrik André venu « en tant que militant », et la députée Claire Javois, qui a travaillé plusieurs années à l’hôtel Riu et suit de près le dossier des 172 salariés de l’hôtel actuellement en chômage partiel. 

Steven Patrick a exigé des vérifications de la part de l’inspection du travail et de la PAF (police aux frontières). 

Le barrage a été levé en milieu de matinée, Steven Patrick étant satisfait que chacune des parties (Etat et COM) se soit engagée à effectuer les vérifications nécessaires et la société de construction à fournir les justificatifs prouvant que les personnes travaillant sur le chantier ont bien les autorisations nécessaires. Si c’est l’Etat qui délivre les titres de séjour, c’est en revanche à la COM de délivrer les autorisations de travail.

L’hôtel, qui doit ouvrir en décembre prochain, est en travaux depuis fin 2018. La PAF qui effectue deux contrôles par semaine sur les chantiers de reconstruction a déjà contrôlé fin 2018 celui de l’ancien Riu et déclare que tout était en règle. La direction de l’hôtel ne souhaite pas faire de commentaire pour le moment. 

(Plus de détails sur www.soualigapost.com)

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