SOCIETE : Les violences conjugales en dix points

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Lors de la conférence publique consacrée aux violences conjugales qui s’est déroulée vendredi 1er juin à 17h30 à la CCISM, le Dr Vangeenderhuysen et Jean-Marie Thévenet, directeur de Trait d’Union, ont présenté les dix points principaux. En voici un compte-rendu.

 

1. Les violences conjugales existent partout dans le monde, dans tous les milieux, à tous les âges. Elles peuvent survenir au début ou la fin d’une relation, et dans toutes les formes de couples.

 

2. Il faut différencier conflit conjugal et violences conjugales. Il est en effet normal dans un couple de ne pas être toujours d’accord sur tout. Mais le conflit est réglé par la parole, la discussion et c’est ce qui est absent dans le cas de violences conjugales où le seul moyen d’expression du dominant par rapport au dominé est la violence et la colère.

 

3. Il existe plusieurs formes de violences conjugales. Elles commencent souvent par des violences verbales, puis petit à petit viennent les violences psychologiques pour arriver à des violences physiques d’une gravité variable.

 

4. La violence conjugale est cyclique et va toujours dans une perspective d’aggravation. La gifle peut se terminer un jour par des coups beaucoup plus importants. Avant la violence il y a un moment de tension qui va créer une peur chez le dominé.

 

5. Des preuves scientifiques montrent que petit à petit avec l’installation de la violence il y a des modifications cérébrales qui font que la victime devient comme anesthésiée, dans un état de sidération. Si bien qu’elle ne sent plus les coups.

6. La loi française dispose de toute une série d’articles qui ont trait aux violences conjugales et a étendu la notion de vie conjugale à tout ce qui ex. Sur 189 pays 44 n’ont pas de législation spécifique à ce sujet. Lorsqu’une victime est frappée par un ex copain, ou l’inverse, cela reste des violences conjugales.

 

7. L’enfant est toujours une victime. Il ne faut pas croire que si les violences se font en dehors de leur présence, ils ne vont pas sentir qu’il y a quelque chose. Ils ont une perception extrêmement fine de la réalité qui les entoure.

 

8. La loi du silence : se taire c’est participer. Lorsqu’il y a des violences familiales dans votre entourage, et que vous vous taisez, vous êtes participant. C’est très délicat parce que souvent la victime elle-même va se taire, elle a honte.

 

9. La victime doit rester au centre de se qui va se passer. Ce n’est pas à l’entourage, ou à tel ou tel acteur de décider ce qu’il faut faire, c’est elle qui doit décider.

 

10. A Saint-Martin, en l’absence de numéro d’urgence dédié comme le 3919 en métropole, les victimes de violences conjugales sont invitées à appeler la gendarmerie, auprès de laquelle elles peuvent demander de l’aide en cas d’agression, mais aussi déposer une plainte ou une main courante à l’encontre de leur conjoint(e). Elles peuvent également être accompagnées par l’association Trait d’Union au 0690 888 288 et au 0690 378 401 du lundi au vendredi de 9h à 17h.

(plus de détails sur www.soualigapost.com)

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