SANTÉ : Une équipe du Centre anti-cancéreux de Rennes au Centre Hospitalier Louis-Constant Fleming

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Après plus d’une année d’ouverture, l’unité de chimiothérapie gérée par le Docteur Marie Laruelle fait face à une recrudescence du nombre de patients à prendre en charge qui dépasse largement le prévisionnel d’activités. Face à ce constat, une équipe du Centre Eugène Marquis situé à Rennes a été invitée dans l’unité saint-martinoise afin de procéder à un audit pour améliorer le service.

Situé à Rennes, le Centre Eugène Marquis est l’un des dix-huit Centres de Lutte Contre le Cancer (CLCC) implantés en France faisant partie de la Fédération Unicancer qui ouvre un groupe unicancer outre-mer dont le but est d’aider et de soutenir l’accès aux soins dans les territoires ultramarins. Comme nous l’explique le Docteur Marie Laruelle, le nombre de patients dans l’unité d’oncologie ne cesse d’augmenter : « j’oserais dire heureusement parce que ça montre que le besoin de cette unité était réelle sur l’île, mais malheureusement parce que ça prouve qu’il y a de plus en plus de gens qui sont atteints de cancers sur Saint-Martin que ce qu’on pensait. Autant la pharmacie a réussi à s’adapter de façon exemplaire depuis le lancement de l’unité et je tiens à ce que la qualité de leur travail soit soutenue et reconnue, autant sur le versant clinique dans la prise en charge des malades et dans l’unité de traitement, nous nous sommes retrouvés face à de grosses difficultés en termes de ressources paramédicales que ce soit des infirmières ou des soins de support ou de par le fait d’être seule et de ne pouvoir consacrer suffisamment de temps aux patients, convenablement et humainement. C’est dans ce contexte-là que j’ai fait appel au centre anti-cancer de Rennes pour qu’il puisse m’aider à assurer le tournant, à gérer la croissance de l’activité et à la pérenniser  ». Ainsi, le Docteur Pracht, cancérologue, et Madame Boulanger, infirmière en pratique avancée ont observé pendant plus d’une semaine le fonctionnement du centre et ont rencontré tous les interlocuteurs concernés en interne mais aussi les médecins libéraux de l’île, l’ARS, la sécurité sociale, l’association Saint Martin Santé et le Président de la Collectivité. Pour le Docteur Laruelle, la semaine a été riche : « Nous sommes en train de travailler sur les grands axes de cette collaboration, mais les objectifs sont clairement de soutenir l’activité d’oncologie ici, de consolider les parcours de soins déjà existants pour les prises en charge en Guadeloupe et en Martinique quand ce sont des traitements qui ne sont pas disponibles sur l’île, l’ouverture à une expertise pour des seconds avis sur des dossiers qui nécessitent des plateaux techniques ou des compétences présentes en métropole, un appui et un soutien à la formation pour le personnel médical et paramédical sur le territoire et une aide dans la réorganisation et la restructuration en interne de l’activité, mais également un soutien dans son développement au sein de l’hôpital ou en collaboration avec la ville pour les soins de support ». L’audit a ainsi permis d’établir, au-delà d’un premier bilan très positif, des pistes pour la stabilisation des effectifs en oncologie ou encore affiner un rétroplanning pour la mise en place d’une collaboration. Ce travail se concrétisera prochainement par la signature d’une convention de partenariat entre les directions des deux établissements. _Vx

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