Les entreprises veulent des mesures dérogatoires pour les aider

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Comment les entreprises vont-elles payer les salaires de septembre à leurs employés? La question est posée depuis plusieurs semaines et à l’heure de faire les bulletins de paie la réponse n’est toujours pas trouvée. Irma étant passée le 6 septembre, aucune entreprise n’a été en mesure de générer des recettes (à part celles réquisitionnées par l’État) et toutes se retrouvent aujourd’hui avec des problèmes de trésorerie. Des problèmes que le préfet de région Guadeloupe, Eric Maire, en déplacement à Saint-Martin a notés hier matin lors d’une réunion avec les socioprofessionnels à la CCISM pour les faire remonter à Paris.

Les représentants de l’État ont confirmé que les entreprises pouvaient procéder à des licenciements économiques ou avoir recours au chômage partiel/technique appelé activité partielle tout en précisant que des «allègements de procédure» ont été obtenus pour faire face à la situation. Mais ils n’ont pas le temps de les énumérer que les socioprofessionnels sont montés au créneau. Les entrepreneurs veulent des dispositifs dérogatoires, exceptionnels. Ils ne veulent pas des dispositifs de droit commun, c’est-à-dire des dispositifs qui s’appliquent en temps normal. Ils ne veulent pas licencier leur personnel et ne peuvent pas avoir recours à l’activité partielle car elle ne correspond à pas leurs besoins. Et même s’ils acceptent de licencier, ils sont dans l’incapacité de payer les indemnités. Le président de la Collectivité, Daniel Gibbs, était la semaine dernière à Paris pour présenter des propositions, comme la prise en charge de l’ensemble des salaires nets des employés mis en activité partielle pendant quatre mois. «Mais c’est inopérant», a affirmé le délégué interministériel à la reconstruction.

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