Les 2 CCI veulent «une gestion commune de la crise sanitaire»

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Une «communauté désigne un groupe social dont les membres vivent ensemble, ou ont des biens, des intérêts communs.

Communauté désigne également un ensemble de pays unis par des traités et un droit commun». C’est en rappelant la définition du mot «communauté» que la présidente de la CCISM a débuté une conférence de presse virtuelle jeudi matin aux côtés de son homologue Benjamin Ortega de Sint Maarten sur l’impact de la crise du covid-19 sur l’économie locale et de la fermeture de la frontière. Considérer «l’île dans son entièreté», tel a été le message que les deux présidents ont voulu faire passer. Tous les deux ont dénoncé la fermeture de la frontière. «100 % des entreprises sont touchées», assure Angèle Dormoy. «Il y a des difficultés rencontrées pour s’approvisionner, pour aller récupérer ses marchandises, il y a des articles que l’on ne trouve que d’un côté. Il y a aussi des employés qui habitent d’un côté et travaillent de l’autre, ce qui, je le rappelle, n’est pas illégal. La fermeture de la frontière pose des problèmes à toutes les entreprises»,  a précisé la présidente de la CCISM qui est dans l’attente des résultats du sondage mené auprès de chefs d’entreprise visant à évaluer les conséquences de la crise. «Pour justifier sa décision, la préfète nous a expliqué que la situation sanitaire est plus importante que la vie économique. Je suis d’accord…», ajoute-t-elle. Mais aussi d’insister sur son rôle de devoir défendre les intérêts des entreprises en rapportant les difficultés engendrées par la décision préfectorale et d’apporter des solutions.

De son côté, Benjamin Ortega a répété à de nombreuses reprises le mot «unité». «Si l’unité n’est pas toujours dans la solution, elle doit l’être dans la consultation, la discussion», estime-t-il. Il veut ainsi faire comprendre que les décisions qui impactent l’économie du territoire, doivent être décidées en commun. «Nous sommes un pays», martèle-t-il. «L’économie de l’île n’a pas de frontière. Résidents et touristes sont habitués à faire du shopping, aller dîner et gérer des entreprises des deux côtés de l’île. Il est évident aujourd’hui que la fermeture de la frontière n’était pas la bonne solution à la pandémie puisque cela n’a pas eu les effets désirés, que le virus continue de circuler tout autant et que l’économie de l’île est en train de souffrir », ont commenté les deux présidents dans un courrier commun destiné aux autorités locales. Sachant que le virus va continuer de circuler, Angèle Dormoy et Benjamin Ortega «sollicitent d’urgence la mise en place d’une communication, d’une collaboration pérenne entre les deux territoires en vue de faire émerger un mode opératoire commune efficient, permettant une reprise lente et durable tout en préservant ce qu’il subsiste comme économie dans l’île». Ils pensent «qu’une gestion commune de cette crise sera beaucoup plus efficiente que l’approche unilatérale qu’a été la fermeture de la frontière». Enfin, la CCISM a également participé à un rapport qui sera remis le 22 septembre à Paris par l’association des CCI d’outre-mer, dans lequel les territoires émettent des propositions pour soutenir l’économie ultramarine. Angèle Dormoy révèlera à ce moment son plan de relance pour Saint-Martin.            (soualigapost.com)

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