L’Association « Sécurité Routière SXM » très engagée auprès de la jeunesse saint-martinoise

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Créée en 2019 pour tenter d’endiguer le problème de la sécurité routière à Saint-Martin par l’éducation, l’association « Sécurité routière SXM » a signé une convention avec l’Education Nationale en novembre dernier.

Depuis, 300 élèves de primaire sont formés à la prévention routière en vue de leur délivrer en fin de cycle (CM2) leur diplôme de Première éducation routière. Cette formation, subventionnée par la politique de la ville, s’adresse aux élèves de CE2, CM1 et CM2 et consiste en six heures de théorie et deux de pratique au cours desquelles ils apprennent les rudiments du code de la route.

Si trois écoles de Quartier d’Orléans et de Sandy-Ground étaient prioritaires, ce partenariat concerne aujourd’hui cinq autres écoles situées à Concordia, Marigot et Grand-Case. D’ici la fin du mois de mars les élèves de Sandy-Ground auront également terminé leur formation puis viendra le tour de ceux de Concordia.

« Nous aurons achevé notre mission dans quatre écoles avant l’été 2021 » avance Thierry Verres, président de l’association. Ancien gendarme, il a constaté le manque de formation des jeunes de l’île très portés sur les deux-roues, entraînant des comportements dangereux sur la route. D’autant plus lorsque ce mauvais comportement est cumulé à une consommation de stupéfiants et/ou d’alcool. « Nous avons cerné le problème et tentons aujourd’hui d’y apporter des réponses » conclu-t-il.

«Le code de l’éducation précise qu’un enseignement des règles de sécurité routière est assuré dans les premier et second degrés et s’intègre obligatoirement dans le cadre des horaires et des programmes en vigueur dans les établissements d’enseignement publics», rappelle une circulaire d’octobre 2016 du ministère de l’Education nationale aux différents acteurs de l’Education (recteur, directeurs d’écoles, etc.). « Malheureusement, à Saint-Martin, cet enseignement des règles de sécurité routière dans le cadre scolaire a commencé avec nous » regrette le président de l’association Sécurité routière SXM. «Les ados d’aujourd’hui n’en ont pas eu et font n’importe quoi sur la route, même si ça n’excuse pas leur comportement » ajoute-t-il.

Auparavant, pour conduire un deux-roues (< 50 cm3) à partir de 14 ans, les collégiens passaient gratuitement le BSR dans le cadre scolaire. Mais depuis 2013, le BSR a été remplacé par le permis AM dont le coût est considérable (environ 350€) ce qui peut expliquer pourquoi, même s’il est obligatoire, beaucoup de jeunes ne l’ont pas.

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