La COM toujours bloquée : des agents exigent le départ de la DGS

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La trentaine d’agents de la COM en grève et soutenue par le syndicat UNI.T 978, poursuit sa mobilisation.

Mardi 20 juillet, les services de la Collectivité étaient toujours bloqués par une trentaine d’agents. La réunion de la veille semblait laisser entrevoir une avancée dans la crise, mais la délégation représentant les grévistes n’a pas souhaité participer à celle prévue ce mardi. « Hier nous avons engagé une discussion avec six élus et le président mais aujourd’hui nous n’avons vu arriver que deux des élus présents hier, la DGS et des DGA. Comment continuer une discussion si les interlocuteurs changent ? » explique Francilène Paines, secrétaire générale adjointe d’UNI.T 978. D’autant plus que les grévistes n’entendent pas négocier avec la DGS qu’ils accusent de discrimination et dont ils exigent le départ, ni avec les DGA dont ils questionnent les compétences.

En dix jours de grève, quatre réunions de négociations ont eu lieu avec le président de la COM. Aucune n’a abouti à un accord bien que la gouvernance de la COM estime avoir répondu à la plupart des revendications des grévistes par courrier. « Nous sommes et avons toujours été ouverts à la discussion, malgré le blocage » fait remarquer Daniel Gibbs lors d’une conférence de presse qui s’est tenue mardi midi à la COM en présence de six élus de la majorité.

Toutefois, ces réunions ne consistent qu’en une discussion autour du premier point des négociations, condition préalable des grévistes à l’examen des 29 autres, à savoir le départ de la DGS. C’est donc ce premier point qui fait toujours blocage. « Je ne vois pas comment travailler sans une DGS » explique le président qui revient, outre la série de défis (Irma, grève CTOS, PPRN, Covid-19…) qu’a dû relever son équipe, sur les dysfonctionnements au sein de la COM dont sa mandature a hérité et des « réformes impopulaires mais nécessaires » qu’elle s’est engagée à faire. Réformes recommandées entre autres par la Cour des Comptes. « Comme nous avons dû faire faire à une multitude d’urgence, nous comprenons qu’il ait pu y avoir parfois des incompréhensions, des frustrations, mais nous pouvons toujours en discuter et trouver des solutions » insiste le président qui ne comprend pas ce blocage et s’interroge sur les réels intérêts d’un tel mouvement.

Quant au local de la police territoriale qui une fois rénové a été attribué à la DGS et ses équipes, déclenchant la mobilisation, le président a rappelé avoir dès l’expression de leur mécontentement, proposé d’autres solutions qu’ils considérait plus adaptées à leur effectif (10 agents de la police territoriale contre presque 40 aujourd’hui) et finalement accepté qu’ils le récupèrent. « Les cordonniers sont les plus mal chaussés » avance-t-il pour illustrer le fait que l’hôtel de la Collectivité endommagé par Irma soit le dernier bâtiment à être rénové car la priorité était, entre autres, aux établissements scolaires. Le personnel de la COM, qui s’est en plus renforcé, manque donc de bureaux. « Si tout le monde avait eu de la place nous n’aurions pas eu cette discussion. Nous nous sommes simplement dit, voilà le bureau que nous avons, qui rentre dedans » renchérit Valérie Damaseau qui assure que les élus sont prêts à sacrifier cette mandature pour laisser une organisation juste,Nous présentons nos excuses si certains se sont sentis maltraités car cela n’a jamais été notre intention. » ajoute la première vice-présidente.

« Nous appelons au calme, à la raison et à un véritable dialogue. Si nous avons pu causer un sentiment d’injustice ou fait des erreurs, nous veillerons à les corriger . Il est vital que la direction des affaires financières puisse continuer à travailler » affirme Daniel Gibbs qui demande que la majorité des agents de la COM qui souhaite travailler puisse accéder notamment aux locaux de cette direction. « Il y a encore tellement de choses à faire encore pour ce territoire ce serait dommage de rester bloqué sur une situation pareille ».

 

Infos pratiques :

Mardi, les services de l’état civil étaient ouverts et les élus pouvaient accéder à leur bureau. Mercredi, en raison de la fête de Grand-Case, les services de la collectivité étaient en revanche fermés. Les administrés souhaitant prendre contact avec les services de l’Etat civil pour le suivi urgent de leur dossier passeport, carte d’identité ou tout autre acte d’Etat civil, sont invités à adresser leur demande par mail à l’adresse suivante: etat-civil@com-saint-martin.fr. Concernant les cartes grises et permis de conduire : servicedestitres@com-saint-martin.fr

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