Grève aux prud’hommes : le ton monte

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Les conseillers des Iles du Nord du conseil des prud’hommes de Basse-Terre sont arrivés au bout de leur patience. Pour dénoncer une nouvelle fois leurs difficultés dans l’exercice de leur mandat, ils ont décidé de suspendre l’audience du 24 septembre prochain. Explications avec l’un des conseillers Michel Vogel.   

La dernière grève des conseillers des Iles du Nord du 11 juin 2015, afin d’obtenir la prise en charge de leurs frais de déplacement pour assister aux audiences en Guadeloupe, n’a rien donné. Les courriers transmis à la ministre de la Justice et à la ministre des Outre-mer sont restés sans réponse. Une situation «inadmissible» pour le conseiller Michel Vogel. «En l’absence de réponses concrètes et du non-respect des engagements de la part de l’administration judiciaire concernant la mise en place et le contenu du décret permettant l’indemnisation et le remboursement des frais avancés des conseillers prud’hommes des Iles du Nord après plus de 12 années de sollicitations, les conseillers – section commerce – après en avoir délibéré en date du 9 septembre 2015 informent toutes les personnes concernées par cette audience que l’audience du 24 septembre 2015 – section commerce – ne se tiendra pas», indique-t-il par voie de

communiqué. Cette fois-ci, «seule une réponse rapide et concrète de la part de l’administration judiciaire évitera le blocage général du conseil», précise-t-il.

Est-ce que la situation des conseillers a évolué au fil des années ?

Absolument pas. Nous devions obtenir un décret pour être remboursés de nos frais de déplacement : cela fait 12 ans que l’on paye près de 2000 euros par an de notre poche, c’est-à-dire 24.000 euros. Pour assister aux audiences en Guadeloupe, je paye 110 euros la nuit ma chambre d’hôtel. Cette situation qui perdure montre bien que le travail des quatre conseillers des Iles du Nord n’est pas pris en considération. Nous avançons de l’argent, sans jamais être remboursés. Cette fois-ci, on ira jusqu’au bout. Il y a eu deux assemblées générales du CPH de Basse-Terre qui ont voté à l’unanimité le blocage de la juridiction si jamais on n’obtenait pas gain de cause.

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