Environnement : Bientôt un institut caribéen de la biodiversité insulaire à Cul-de-Sac

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Le conseil territorial du 20 mai dernier a adopté à l’unanimité le projet porté par la Réserve naturelle de construction d’un institut de la biodiversité caribéenne.

« Aujourd’hui notre territoire ne dispose d’aucun équipement scientifique ou à vocation culturelle » soulignait Daniel Gibbs le 20 mai dernier lors du conseil territorial en introduction de la délibération pour une approbation de la mise en compatibilité du Plan d’Occupation des Sols pour le projet de construction de l’institut caribéen de la biodiversité insulaire  (ICBI) porté par la Réserve naturelle de Saint-Martin.

Délibération adoptée à l’unanimité par les élus du conseil territorial. Cette étape qualifiée de « fondamentale » par le directeur de la Réserve naturelle Nicolas Maslach, va permettre le dépôt  d’une demande de permis de construire afin, espère-t-il, de voir poser la première pierre à la fin de l’année pour une livraison finale en 2023. Le projet, d’un coût total de 9,5 millions d’euros a été élaboré en collaboration avec la COM et le cabinet d’architectes Vedea qui intègre des architectes locaux.

Un projet qualifié « d’ambitieux » et dont le coût de construction est estimé à 9,5 millions d’euros, né en 2016, et qui a depuis pris du temps du fait du passage d’Irma et de contraintes administratives, politiques, économiques et financières.

Prévu pour être édifié aux abords de l’étang de la Barrière à Cul-de- Sac, l’ICBI se veut à la fois un pôle de recherche scientifique et universitaire sur la faune et la flore locales, un musée intérieur comprenant salles d’exposition et des écrans géants pour une immersion en réalité virtuelle dans les milieux naturels de l’île, un centre d’accueil des scolaires et comprendra un auditorium de 180 places pouvant héberger toutes sortes d’événements culturels, un restaurant et une boutique avec vue sur la mer et l’étang. L’aquarium géant prévu initialement a été finalement retiré suite aux contraintes financières et énergétiques qu’il impliquait, mais surtout climatiques. Le bâtiment construit sur pilotis en béton pour se prémunir de la submersion marine en cas de cyclone, sera également un centre de soins pour les animaux sauvages et entouré de bassins, d’une collection botanique représentant la richesse de la végétation endémique et d’un sentier surélevé autour de l’étang.

« C’est un bel outil au service du développement de Saint-Martin » considère Daniel Gibbs qui précise que ce « projet d’intérêt général est porteur d’une stratégie basée sur le développement durable, la biodiversité, la recherche universitaire et scientifique, l’écotourisme, la création d’emplois locaux (quinze dans un premier temps), le développement économique et la coopération régionale ».

L’ICBI ambitionne de devenir la vitrine du patrimoine saint-martinois et de s’autofinancer.

Nicolas  Maslach mise notamment sur l’écotourisme et en particulier celui des ornithologistes, qui génère selon lui 560 millions d’euros par an à l’échelle de la planète. « Si l’on arrive à capter 4 à 5 % des 700 000 excursions touristiques organisées chaque année sur l’ensemble du territoire, soit 80 000 à 100 000 visiteurs par an, ce sera déjà fantastique  ». En plus d’une population extérieure qui constituera la manne économique du projet, l’ICBI se veut un outil à la disposition des habitants afin d’amener par le biais de colloques régionaux voire internationaux, de festivals et de conférences, des réflexions sur l’avenir du territoire comme la consommation d’énergie ou l’aménagement.

Source : www.soualigapost.com

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