Cyclone, ouragan, tempête, typhon, quelles sont les différences ?

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En plein pic de saison cyclonique et après le passage de la tempête tropicale Fiona que l’on nomme à présent ouragan, voici de quoi y voir plus clair dans le lexique de ces phénomènes météorologiques. 

Les tempêtes naissent de dépressions tropicales à l’ouest de l’Afrique et gagnent en force en traversant l’Atlantique avant de frapper, en ce qui nous concerne, les îles des Caraïbes. La saison cyclonique débute en juin pour se terminer en novembre. Le pic en septembre est lié à l’augmentation de la température des océans, celle-ci doit être suffisamment élevée pour provoquer une évaporation importante. Après sa formation, la dépression tropicale tourne dans le sens des aiguilles d’une montre dans l’hémisphère sud et en sens inverse dans l’hémisphère nord. Les tempêtes se transforment en cyclone, en ouragan ou en typhon en fonction de la zone géographique où elles se situent. En résumé, le phénomène tourbillonnaire est identique, contrairement à sa nomenclature. Dans le sud-ouest de l’océan Indien et le sud-ouest et nord de l’océan Pacifique, on parlera de cyclones. Dans la région nord-ouest du Pacifique, les tempêtes violentes sont appelées typhons. Et enfin, dans l’Atlantique nord et le Pacifique nord-est et sud-ouest, une tempête se nomme ouragan, de « Hunraken », dieu maya de la tempête, qui a donné hu-ra-kan le nom du dieu du mal dans les Caraïbes. Ce bassin de formation des cyclones tropicaux est le plus étudié incluant océan Atlantique, mer des Caraïbes et Golfe du Mexique et affectant les États-Unis, le Mexique, les Caraïbes, le Canada et l’Amérique Centrale. Si les termes de dépression et de tempête tropicales se caractérisent par une vitesse de vents soutenus inférieure à 63km/h pour la première et de 64 à 117km/h pour la seconde, différentes catégories existent pour classer un ouragan. Les météorologues utilisent une échelle de mesure pour avoir des repères d’intensité. L’échelle de Saffir-Simpson a été conçue en 1969 par l’ingénieur Herbert Saffir et le directeur du Centre national des ouragans de l’époque, Robert Simpson. Elle se divise en cinq catégories : catégorie 1 : de 118 à 153 km/h, catégorie 2 : de 154 à 177 km/h, catégorie 3 : de 178 à 209 km/h, catégorie 4 : de 210 à 249 km/h et catégorie 5 : supérieur à 249 km/h. Irma qui a dévasté Saint-Martin en 2017 et soufflé jusqu’à 287 km/h (estimé à 295km/h) avec des rafales à 360km/h, reçut le titre de super-cyclone. L’Organisation Météorologique Mondiale attribue un nom à un cyclone tropical qui dépasse une certaine intensité, dans l’intérêt de la sécurité publique. Le fait de nommer ce phénomène remonte au 18ème siècle afin de différencier chaque épisode cyclonique. Les Espagnols se basaient par exemple sur le calendrier du saint patron du jour. Début du 20ème siècle, la météorologue australien Clement Lindley Wragge fut le premier à donner des noms de personnes aux ouragans, choisissant le prénom d’une femme ou le nom d’un politicien qu’il n’appréciait pas. À l’heure actuelle, pour l’Atlantique Nord, les Caraïbes et le Golfe du Mexique, c’est le National Hurricane Center (Centre National des Ouragans basé à Miami en Floride) qui, tous les six ans, dispose de six listes de 21 noms chacune, à raison d’une liste par an. Lesdites listes suivent l’ordre alphabétique, en sautant les lettres trop rares (comme Q ou U) avec des prénoms alternativement masculins et féminins (en anglais, espagnol et français). Après Fiona, ce sera Gaston, que l’on espère moins dévastateur que sa prédécesseure. _Vx

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