Crise sanitaire : Le coût du fret en Outre-mer multiplié par deux ou trois, reconnaît Annick Girardin

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Le coût du fret en Outre-mer a bien été multiplié par « deux ou trois » à cause de la crise du coronavirus qui a limité les liaisons aériennes, a reconnu mardi la ministre des Outre-mer, Annick Girardin, devant les députés, en évoquant une « réouverture » des territoires d’Outre-mer « au-delà de juin ».

La crise sanitaire « a en effet une influence, une conséquence sur les coûts du fret aérien national et international. Le prix a été multiplié par deux, voire trois fois ».

La cause : « Tout simplement parce que en temps normal, 60% du fret aérien est financé par le prix des billets des passagers. Mais aujourd’hui les compagnies aériennes ont perdu 90% de leur passagers, sur la totalité de notre planète », a-t-elle poursuivi.

Les territoires ultramarins sont également touchés par la pandémie, mais dans une moindre mesure, et pour les protéger, « depuis le 23 mars, nous avons décidé de limiter les vols » vers ces destinations, « voire de les supprimer dans certains cas, comme à Mayotte où nous passons avec un pont aérien à partir de La Réunion », a rappelé la ministre.
 Augmentation des prix

« Il y a eu des incidences sur les prix. On passe de 4 à 5 euros le kilo (de fret, ndlr), à 10 à 12 euros le kilo aujourd’hui », a souligné Annick Girardin, qui a reconnu que le gouvernement « savait qu’il y aurait un impact quand on décidé de limiter les vols (…) mais la priorité était la santé ».
« On travaille aussi à une aide, et on travaille surtout au-delà du mois de juin, à une réouverture des territoires d’Outre-mer », a-t-elle indiqué, sans plus de précision.

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