Coronavirus : arrivée probable d’une seconde vague en France et dans de nombreux pays

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Les Français oublient peu à peu les rigueurs du confinement dues au coronavirus… mais aussi la distanciation physique et les gestes barrières. Et pourtant. Les épidémiologistes multiplient les messages d’alerte. Le taux de reproduction du virus augmente dans cinq régions françaises. La pandémie mondiale s’accélère. Et le Covid-19 pourrait être favorisé par les conditions automnales ou hivernales. Autant d’éléments qui rendent probable l’arrivée une seconde vague en France.

La question n’est pas de savoir s’il y aura une seconde vague de contamination de coronavirus en Europe, et singulièrement en France, mais QUAND elle surviendra et de quelle ampleur elle sera.

Maintenant que l’on voit clairement les infections baisser, les gens pensent que c’est fini. Mais ça ne l’est pas.

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Les gens dansent à la Fête de la musique dimanche dernier à Paris sans aucune mesure de protection et de distanciation

Et pourtant… Dimanche 21 juin, à l’occasion de la Fête de la musique à Paris, on a vu des scènes de liesse, dansantes et collectives, et quasiment personne qui ne portait un masque.

Si le virus est sous contrôle en France, il circule toujours. Pire, il voit son taux de reproduction augmenter dangereusement dans plusieurs régions françaises. Par ailleurs, la pandémie s’accélère dans le monde, alerte l’OMS. Et le virus pourrait bien voir son expansion favorisée par les conditions automnales ou hivernales.

Les épidémiologistes tirent la sonnette d’alarme

Ils sont partout. À la radio, sur les plateaux de télévision, les sites Internet et les réseaux sociaux, dans les journaux. Ils multiplient les mises en garde, les appels à la raison, à la prudence, à ne pas oublier la distanciation physique et les gestes barrières.

Épidémiologistes, médecins et virologues comprennent évidemment le besoin de liberté des Français après deux mois et demi de confinement, qui plus est à l’arrivée des beaux jours et alors que les statistiques sanitaires se montrent plus rassurantes. Mais jugent coupable la légèreté de certains citoyens face à un virus qui n’a absolument pas disparu.

De nouveaux cas de Covid-19 sont apparus ces derniers jours dans certains pays qui paraissaient pourtant avoir l’épidémie sous contrôle, comme la Chine ou la Nouvelle-Zélande.

Le taux de reproduction est supérieur à 1 dans cinq régions françaises

Le taux de reproduction « R0 » est l’un des indicateurs qui permet d’évaluer la transmission et la circulation du virus sur le territoire. Une valeur supérieure à 1 indique que l’épidémie croît.

Entre le 6 et le 12 juin, cinq régions présentent un taux de reproduction supérieur à 1. En Auvergne Rhône-Alpes il est de 1,02, en Occitanie 1,51, en Martinique 1,57, en Normandie 1,6 et en Guyane 2,59 !! Dans ces territoires, le virus circule activement.

Avec le déconfinement, il ne reste plus que les mesures barrières pour faire baisser ce taux de reproduction. Ces données montrent qu’il faut rester hypervigilant, car l’épidémie pourrait redémarrer très vite.

La pandémie accélère au niveau mondial

En France, certains pourraient avoir l’impression que le coronavirus appartient au passé. Rien n’est plus faux. En Europe, comme ailleurs sur la planète.

Il y a eu un million de nouveaux cas ces derniers huit jours. Cela démontre que la pandémie continue de s’accélérer.

Neuf millions de contaminations dans le monde, plus de 120000 morts aux États-Unis, un virus plus que jamais virulent en Asie et en Amérique du Sud : l’Organisation mondiale de la Santé, qui voit d’un mauvais œil les nombreux pays qui déconfinent de plus en plus largement leurs populations, tient à alerter les autorités et les opinions publiques, désireuse tout à la fois d’anticiper un retour de crise et un retour de bâton – elle a été vivement critiquée pour sa gestion au début de l’épidémie en Chine.

Reste qu’elle n’a pas tort. Car, dimanche, ce sont près de 183000 personnes qui ont été testées positives au Covid-19 dans le monde – un record en 24 heures depuis le début de l’épidémie.

À toutes ces données chiffrées, on peut ajouter que l’Allemagne vient – pour la première fois – de réintroduire deux confinements locaux sur son territoire, qui ne concernent pas moins de 640000 personnes. Une décision liée à l’apparition d’un foyer de contamination dans un grand abattoir où plus de 1500 cas d’infections ont été détectés.

Par ailleurs, certains pays sont d’ores et déjà touchés par une seconde vague. C’est le cas de la Chine, de l’Iran, de l’Inde et de la Corée du Sud, qui a reconnu ce mardi qu’elle luttait depuis mi-mai contre une deuxième vague de coronavirus, avec entre 35 et 50 nouveaux cas répertoriés chaque jour, essentiellement à Séoul et ses environs.

Le virus pourrait être sensible aux saisons

On entre ici dans un domaine où les certitudes sont moindres. Mais certaines pistes semblent indiquer que le Covid-19 pourrait être sensible à la chaleur – et qu’il préférerait le froid et l’humidité pour se développer.

Si on regarde l’historique des grandes pandémies de virus respiratoires, on voit que huit sur dix régressent dans les pays européens de manière spontanée durant l’été. En revanche, vous en avez cinq sur dix qui récidivent à l’automne.

Une intensification de la circulation du Covid-19 dans l’hémisphère nord à une échéance plus ou moins lointaine (quelques mois, et notamment à l’approche de l’hiver) est extrêmement probable, estime le groupe d’experts chargé d’éclairer le gouvernement sur l’évolution de l’épidémie.

Un avis également exprimé aux États-Unis par le directeur de l’institut national des maladies infectieuses, Anthony Fauci : il est probable que le Covid-19 puisse revenir selon des cycles saisonniers, l’expert américain soulignant que le coronavirus commençait à se répandre dans les pays de l’hémisphère sud, où l’hiver arrive.

La question n’est pas de savoir s’il y aura une seconde vague de contamination de coronavirus en Europe, et singulièrement en France, mais QUAND elle surviendra et de quelle ampleur elle sera.

Maintenant que l’on voit clairement les infections baisser, les gens pensent que c’est fini. Mais ça ne l’est pas.

En l’absence de vaccin, le coronavirus pourrait continuer à contaminer une grande partie de la population

Pourquoi ? Parce que les gouttelettes expulsées par les malades subsistent plus longtemps à l’air libre dans le froid, et que les défenses immunitaires sont affaiblies en hiver. Mais aussi parce que les virus se dégradent plus rapidement sur des surfaces chaudes, la couche de gras protectrice qui les enveloppe séchant plus rapidement.

Dans de nombreux payblanks de l’hémisphère sud, à l’approche de l’hiver austral, l’Argentine, le Chili, le sud du Brésil, l’Afrique du Sud connaissent des croissances épidémiques fortes qui nous rappellent les nôtres il y a quelques mois.

De nombreux experts se montrent en effet prudents sur la question. Le réchauffement estival ne sauvera pas à lui seul l’hémisphère nord de la pandémie, affirment ainsi des chercheurs de l’université américaine Princeton dans une étude publiée voici quinze jours par la revue Science . Nous prévoyons que les climats plus chauds et humides ne ralentiront pas le virus dans les stades initiaux de la pandémie, explique Rachel Baker, chercheuse à Princeton et co-auteur de l’étude.

En fait, expliquent les auteurs de cette étude, vu la faible immunité collective contre le Covid-19, le virus se propagera vite, quelles que soient les conditions climatiques. Et, en l’absence de mesures de contrôle ou de vaccin, ajoutent-ils, il va contaminer progressivement une plus grande partie de la population. C’est seulement après qu’il pourrait devenir saisonnier, comme ses cousins.

Pour preuve de la difficulté à trancher ce débat, le professeur Didier Raoult, qui avait affirmé dans un premier temps ne pas croire en une deuxième vague de coronavirus en France, s’est montré plus prudent dans une vidéo publiée mercredi dernier.

On ne sait pas ce que deviendra la distribution du coronavirus actuel, admet le directeur de l’IHU Méditerranée. Il se peut que ce soit comme les autres coronavirus : qu’il y ait un autre moment de la saison hivernale ou printanière avec un nouveau pic épidémique. Ou bien il se peut qu’elle disparaisse.

Il faudra observer l’évolution de l’épidémie en Nouvelle-Zélande, qui a des conditions climatiques assez proches de celles de la France et entre actuellement dans sa saison hivernale: s’il y a une épidémie en Nouvelle-Zélande dans les semaines qui viennent, on peut redouter qu’il y ait le même type d’épidémie l’hiver prochain en France, car c’est comme ça que ça se passe pour la plupart des infections respiratoires.

Quoi qu’il en soit, quelle serait la réponse du gouvernement à une seconde vague de Covid-19 ? L’idée d’un nouveau confinement semble écartée. La stratégie de réponse, notamment pour protéger les personnes les plus vulnérables sans recourir à un reconfinement général, ainsi que le dispositif sanitaire, seront présentés par le gouvernement dans les prochains jours. Des dispositions particulières seront prises pour l’été, a indiqué Matignon samedi. En attendant, les indicateurs de l’évolution de l’épidémie vont continuer à être scrutés de près. Car, c’est une certitude, l’épidémie est loin d’être terminée.

Antigua vient de signaler 39 nouveaux cas importés ces derniers jours.

Les Etats membres de l’Union européenne envisagent d’interdire les ressortissants de plusieurs pays, dont les Etats-Unisblank

L’UE et ses pays membres sont entrain de décider quels voyageurs seraient considérés comme sûrs pour visiter l’Union Européenne à partir du 1er juillet. Ce critère sera axé sur la “circulation du virus”. Parmi les pays concernés par cette interdiction figurent outre les Etats-Unis, la Russie, le Brésil ou le Qatar.

Aux Etats-Unis, le Texas qui s’est déconfiné au mois de mai a enregistré mardi 5000 nouvelles infections, un record depuis le début de la pandémie.

La Californie et la Floride ont aussi établi des records de nouveaux cas. À l’échelle nationale, 38386 nouveaux cas ont été signalés mardi 23 juin aux États-Unis, soit le troisième plus grand nombre de nouveaux cas signalés en une journée depuis le début de la pandémie.

On voit bien sur le graphique ci-dessus que le nombre de nouveaux cas aux USA repart à la hausse ces derniers jours.

D’après un article www.ouest-france.fr

NDLR: La ré-ouverture de Juliana si attendue pour relancer l’économie de l’île, pourrait être une des sources de reprise de l’épidémie, comme toutes les autres voies d’entrée de l’île. Quand on entend les mesures que l’EU s’apprête à prendre, pas sûr que les ressortissants américains (nord et sud) soient finalement acceptés à Juliana par le gouvernement de Sint-Maarten.

Soyons donc vigilants pour notre santé à toutes et tous et pour notre île et continuons à appliquer les gestes barrière IMPERATIVEMENT

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