Au cours d’une dispute, il a «boxé» sa femme

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Pourquoi cet homme a violemment frappé ou «boxé» sa compagne pour reprendre les termes du tribunal, cette nuit-là ? A cette question, les juges ont essayé de trouver une réponse lors de l’instruction de cette affaire de violences conjugales en audience collégiale mercredi matin.

Les faits se sont déroulés dans la nuit du 22 au 23 avril dernier. Peu après minuit, les gendarmes interviennent au domicile d’un couple à l’Anse Marcel, la femme vient de les appeler en pleurs. Elle vient d’être battue. Valise sous le bras, elle quitte le domicile et va trouver refuge chez sa fille. L’homme sera placé en garde à vue plusieurs heures plus tard.

Le 22 avril, FW, le prévenu, un gérant de plusieurs établissements en partie française, tient une réunion avec les employés de l’une de ses sociétés. Ensuite il se rend dans un restaurant qu’il gère, y retrouve d’autres employés et sa compagne, JG. Puis chacun reprend sa voiture et rentre au domicile où une dispute éclate rapidement pour «un motif futile».

FW va jeter les affaires de JG sur le deck, pousser celle-ci qui tombe au sol. «Elle va recevoir une volée de coups de poings au visage», explique le tribunal.

«Il va la boxer. Ne dites pas que vous lui avez donné des gifles… des gifles ne mettent pas dans un tel état», prévient la juge en montrant les photos du «visage ensanglanté» de la victime qui a le nez cassé, plusieurs hématomes, une première ITT de 6 jours, puis une deuxième de 10 jours.

«Vous êtes quelqu’un de lambda, vous n’avez pas de casier judiciaire, il n’y a jamais eu de violence au sein de votre couple… Comment fait-on pour en arriver à un tel excès de violence ? », ne cessent de s’interroger le tribunal et le vice-procureur.

A tour de rôle, les deux parties livrent à la barre leur version des faits.

«On essaie de se justifier », conçoit le vice-procureur qui a rappelé que 149 femmes avaient été tuées en 2019 sous les coups de leur conjoint et que 200 000 avaient été blessées. «Le prévenu encourt une peine de cinq ans de prison» a déclaré le représentant du ministère public avant de requérir une peine de quinze mois de prison avec sursis, une interdiction de porter une arme durant cinq ans et une interdiction de séjour à proximité du domicile.

Après en avoir délibéré, le tribunal a condamné FW à une peine de douze mois de prison assortis du sursis, un stage de sensibilisation aux violences conjugales, à verser une provision de 5 000 euros sur les préjudices (affaire renvoyée sur intérêt civil en novembre) et 2 500 euros au titre de l’article 475-1 du code de procédure pénale. Le tribunal a rejeté la demande de FW de non inscription de la peine sur son casier judiciaire, reçu la demande de maître Dufetel d’une expertise médicale et psychologique de la victime avec des consignations de 800 et 500 euros pour les deux médecins qui examineront la victime.

(plus de détails sur www.soualigapost.com)

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