Rassemblement populaire : Daniel Gibbs : « Ensemble, nous allons reconstruire notre « pays » !

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Plus d’un mois après le passage dévastateur de l’ouragan Irma, le président de la Collectivité, Daniel Gibbs, s’est adressé à la population saint-martinoise lors d’un grand rassemblement populaire organisé dimanche dernier sur le Front de Mer de Marigot.

« Je suis très ému de vous voir si nombreux, ici, sur notre cher Front de Mer de Marigot, qui représente à mes yeux et aux yeux de nombreux Saint-Martinois, un lieu symbolique.

C’est ici que les anciens avaient coutume de se réunir. Ils aimaient se retrouver sur la place du Marché, qui était installé il n’y a pas si longtemps encore – jusqu’au milieu des années 90 – sous le grand Sand Box Tree (devant le bar de la mer).

Ironie du sort, cet arbre magistral, IRMA l’a déraciné. Nous avons été obligés de l’enlever, pas plus tard que vendredi, avec un gros pincement au cœur. Cette histoire est symptomatique de ce que nous vivons depuis un mois.

Le plus difficile à accepter pour l’homme et l’élu que je suis, c’est le bilan humain de cette catastrophe climatique. 11 vies directement fauchées, onze familles plongées dans la peine et le désarroi.

En ce jour de rassemblement, j’ai une pensée très émue pour les victimes d’IRMA, pour leurs familles. Nous leur transmettons tout notre soutien et nos plus sincères condoléances.

Nous saurons, le moment venu, rendre un hommage officiel à nos disparus.

Saint-Martin a beaucoup perdu, mais nous avons aussi beaucoup appris. Nous avons pu voir que dans l’adversité certains – et ils sont heureusement les plus nombreux – ont montré le meilleur d’eux-mêmes en faisant preuve de générosité et de bienveillance. Tandis que d’autres ont dévoilé leur face la plus sombre. Je pense aux pilleurs.

Pour ceux-là, je sais que la justice poursuivra son action pour que leurs actes ne restent pas impunis.

En avril dernier, les élus du conseil territorial se sont engagés pour Saint-Martin, sa prospérité et la réussite de sa jeunesse.

IRMA ne doit pas dévier notre chemin, mais bien au contraire renforcer notre détermination et nous donner l’occasion d’aller plus loin.

Ne nous trompons pas. C’est à nous Saint-Martinois de relever notre pays.

Bien sûr, nous sommes accompagnés par les plus hautes autorités de l’état, par madame la Préfète et ses équipes au niveau local, mais c’est bien à nous de décider de notre destin et de donner l’impulsion à la relance économique et à la reconstruction de notre territoire.

Je l’ai dit à plusieurs reprises déjà, « Je ne lâcherai rien ». Je ferai tout pour obtenir une juste réparation et une compensation financière en adéquation avec les dommages que nous avons subis et les attentes légitimes de notre population.

IRMA a été un énorme choc, au point même où notre administration locale a été fortement touchée au même titre que vous tous.

Nous avons surmonté cette épreuve, notre administration est en ordre de marche, et j’ai une pensée pour tous les agents qui ont subi des dégâts et qui doivent pourtant assurer leurs missions de service public auprès de notre population.

Chers amis, si je vous ai réunis aujourd’hui, c’est surtout pour vous transmettre un message d’espoir. Ensemble, nous allons reconstruire notre « pays », je compte sur vous.

Nous allons avancer comme nous savons le faire, en travaillant chacun à notre niveau, dans la cohésion et l’unité.

La coopération, la solidarité, l’union, sont des valeurs essentielles, qui résonnent d’autant plus fort depuis le 6 septembre, et je ne peux que me sentir fier de ma population lorsque je vois le résultat de nos efforts un mois après.

Je suis fier de votre résilience, de votre investissement personnel, aux côtés des entreprises, des corps des armées, et des nombreux bénévoles qui ont donné de leur temps pour nettoyer Saint-Martin.

Fier de la générosité sans faille de nos concitoyens envers ceux qui ont tout perdu. Ce sont là les vraies valeurs saint-martinoises et je vous en félicite.

Je remercie les pasteurs qui ont répondu à cet appel au rassemblement. De nombreuses églises ont été détruites, et il était bien naturel de leur permettre de réunir leurs fidèles sur ce Front de mer, endommagé mais toujours là». _AF

  

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